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 Here comes the psychopath ! Keira A. Kroeger

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avatarKeira A. Kroeger
Féminin
Age : 19
Messages : 103
Date d'inscription : 24/01/2013
MessageSujet: Here comes the psychopath ! Keira A. Kroeger   Jeu 27 Juin - 22:23

Formulaire de Présentation


Prénom(s): Keira Alice
Nom de Famille:  Kroeger (comme Chaaaaaaaad ! *_*)
Âge: 24 ans
Camp: Organisation
Rang: Général
Pouvoir (si Pandoran): 
Animal (si Organisateur): Panthère noire
Avatar: 

Physique: Keira est plutôt grande (1m74),  fine mais musclée, et puis disons-le, plutôt bien foutue, plutôt canon ! Ses cheveux sont longs, ondulés et très très roux. Ses yeux sont bleus très clair, cerclés de marine, et c’est légèrement flippant quand elle regarde quelqu’un droit dans les yeux.
         Elle a de grandes capacités physiques dues à son entrainement antérieur : elle est rapide, forte, douée avec les armes à feu. Elle est plus ou moins insensible à la douleur : elle l’ignore facilement.
         Sinon, elle est tatouée au bras gauche : une tête de mort sur l’épaule, entourée par de roses rouges (symbolisant la « mort » de Kyle), et à la jambe droite, de la cheville au genou : un grand magnolia, griffé à la base (symbolise, en gros, son innocence qui a été bafouée par son père).

Mental: Keira se montre en général très exigeante, que ce soit envers elle-même ou envers les autres. Elle est souvent violente et tolère très peu de manque de respect. Elle gueule facilement et pour pas grand-chose. Elle est très froide en public. Elle s’attache difficilement et est réticente à donner sa confiance. Cependant, quand c’est pour un coup d’un soir, elle ne dit pas toujours non …
         Quand elle a quelque chose en tête, elle n’abandonne pas, elle est obstinée, même si c’est dans la connerie. Elle se donne toujours à fond dans son entrainement, que ce soit sous forme humaine ou animale.
         Mais elle devient très sensible dès qu’elle pense à Kyle, elle a du mal à faire confiance car elle a le sentiment d’avoir  été trahie de trop nombreuses fois. 

Passé: Un mal de tête lancinant me traverse le crâne. Saloperies de généticiens, pas foutus de se débrouiller seuls, faut toujours tout leur expliquer. Des imbéciles. Tous. Tous … Et surtout le premier.
 
Flashback


16 ans.
 
         Et je hurle. Je hurle comme je n’ai jamais hurlé. Dans le miroir en face de moi, mes yeux redeviennent bleus. Plus de doré. Juste du bleu.
« T’avais pas dit que ça ferait aussi mal ! » je crie.
Les mots me reviennent en écho, résonnent dans ma tête, ravivant la douleur.
« J’en savais rien. » répond froidement mon père à mon reflet dans le miroir.
Je me relève difficilement, tous mes membres douloureux. Salaud, je pense de toutes mes forces. Mais je me tais. Parce qu’il est mon père, mon bourreau aussi, mais aussi le seul à pouvoir arrêter ce supplice.
 
Flashback

         Un imbécile. Je recule et me laisse glisser contre le mur, la tête dans mes mains. Même si je ne l’ai plus sentie depuis longtemps, la douleur est toujours là, comme gravée en moi au fer rouge. Je sens encore la chair se tordre, les os bouger, se raccourcir, s’allonger … Lentement. Douloureusement. Pour se transformer. Devenir l’autre Moi. C’est tellement plus simple quand on est un animal. Pas besoin de réfléchir. Plus de sentiments. De pitié. De haine. D’amour … Je laisse les images m’envahir. Tant pis pour les généticiens, ils attendront.
 
Flashback

21 ans.

Chez Keira. 4h27.
 
Je lui cours après sous la pluie. Je me fous d’être dans la rue, dans le froid, je m’en fiche. Il peut pas partir, nan, il a pas le droit de me faire ça. S’il-te-plait, reste. Avec moi. 
KYYYYYYYLE ! Arrête toi ! Chéri, arrête toi !
         Il s’arrête, se retourne, me regarde.
- Laisse tomber Keira. C’est fini, je te l’ai déjà et répété cent fois, dit-il froidement.
- Kyle, je t’en supplie, je suis désolée. Reviens-moi.
         Je l’implore du regard. Je déteste être dans cette situation là, faible, vulnérable, mais j’y peux rien. Je t’aime. Réponds moi, dis moi que toi et moi ça peut continuer. Dis le moi. Il s’approche de moi, ses pas claquant sur le pavé mouillé. Je lève les yeux vers lui. Il est plus grand que moi, bien sûr. Je me plonge dans ses yeux bleus, ses foutus yeux bleus. Ils lancent des couteaux.
- Je te l’ai dit princesse, c’est fini. Je supporte pas ce que tu fais. Ce que tu es, ajoute-t’il après un silence.
         Je détourne le regard et ravale mes larmes, essayant de les empêcher de couler. En vain. Je pleure, la pluie se mêlant à mes larmes. Il prend doucement mon visage entre ses mains, m’obligeant à le regarder en face.
- Je t’aime Keira, mais j’y peux rien. J’arrive pas à imaginer que ton boulot, c’est de buter des gens. Tu comprends ça ? C’est impossible à supporter. Penser que toi, ma Keira, tu passes tes journées à faire ça, je … Il s’interrompt, baisse les yeux à son tour. J’aime pas. Comment tu veux que je te regarde en face. C’est plus toi que je vois princesse, c’est la tueuse que t’es devenue. Je t’aimais. Bébé, pourquoi tu parles au passé ? Je t’aimais avant que tu deviennes celle que t’es maintenant. Regarde toi Keira, t’es une salope. Tu penses à personne, t’as plus de pitié, de sentiments, plus rien. Quand tu me regardes, quand je regarde tes yeux, je vois plus le ciel bleu que j’aimais tant regarder. Je vois que de la froideur, de la dureté. C’est pas la Keira que j’aimais. La Keira que j’aimais, elle toucherait pas à une mouche.
- Chéri, bébé, j’étais déjà comme ça quand on a commencé à sortir ensemble. Tu le sais hein ? Pourquoi tu veux plus de moi ? Je t’aime Kyle, je te le jure. On s’en fout de ce que je fais, ce qui compte c’est nous ? je déclare très vite, les mots s’écoulant à toute vitesse de ma bouche. J’avais trop de choses à lui dire, et je ne savais pas comment le faire.
- T’as changé, c’est tout. Tu me regardes plus comme avant. Tu me regardes, mais tu me vois pas. Tu te fous de moi ? Je passe mon temps à te dévorer des yeux. Je passerai mes journées, mes nuits, ma vie à te regarder si je le pouvais.  On dirait que t’es indifférente. Que y’a plus que les armes et la Panthère qui comptent pour toi.
- J’arrêterai. C’est promis. Je m’en fous, y’a que toi qu’est important. Reste, et je te jure que j’arrêterai.
- Tu sais bien que tu le feras pas, il répond du tac au tac.
- Demande moi la lune mon cœur, j’irai te la chercher, je dis sur le même ton. Je reprends plus doucement : je ferai n’importe quoi. Il suffit que tu le dises. Je t’aime. Je sais que … que j’ai du mal à me contrôler en ce moment, mais c’est passager. Ça va passer. Crois-moi. Je te jure. Dis-moi que tu veux que j’arrête tout, et j’arrêterai. Je laisse tomber l’Organisation, je touche plus à une dague, un couteau, rien. J’arrête. Définitivement. J’ai tout dit sans reprendre mon souffle.
         J’attends sa réponse, anxieuse. Il est la seule chose qui m’empêche de basculer complètement vers mon côté obscur. Si j’y suis déjà en grande partie, Il est ce qui m’empêche de sombrer. La dernière barrière. Et si elle se brise, je sais que je n’en reviendrai pas.
         Il caresse mes joues, écarte une mèche de cheveux roux trempée de mon visage. Se penche. M’embrasse sur le front.
- Princesse.
         Je frissonne. Non pas à cause du froid, non. Je m’en fiche. Princesse. Il pourrait passer ses journées à m’appeler comme ça que je ne m’en lasserais pas.
- Je t’aime, et tu le sais. Mais tu sais aussi que même si tu me promettais de tout arrêter, t’y arriverais pas.  T’es comme ça. C’est même pas complètement ta faute. C’est dans ta nature. Eh, pleure pas ! dit-il en remarquant (enfin) que je pleurais. Putain, je fais tout de travers. Je voulais partir sans te faire de mal.
- Te barrer au milieu de la nuit ça aurait été une solution ? Tu crois que me réveiller sans toi ça m’aurait pas fait de mal ? T’es con ou tu fais exprès ?
- Chérie, je voulais pas.
- Tu voulais pas assumer ta décision. C’est ça ? Alors casse toi ! je hurle.
         Connard. A quoi il joue ? Il est pas con à ce point, il peut pas. C’est même plus de la connerie à ce niveau. C’est pire. Il recule après m’avoir entendu hurler. Ses mains quittent mon visage. Me lâche pas. J’ai l’impression de les sentir encore sur moi, mais non.
- Tu vois, t’es parano. T’es devenue complètement tarée. Je sais pas où est passée la Keira que j’aime, mais c’est pas toi.
         Je pleure, de tristesse et de haine. Je suis plus sûre de rien. Je sais même pas qui je suis vraiment. La seule certitude que j’ai, c’est que je l’aime, lui et pas un autre, et que je suis sur le point de le perdre. Je le tire vers moi par le col de son pull.
- Ecoute moi bien Kyle. Tu m’écoutes ? Il hoche la tête. Si t’es pas foutu de comprendre que je ferai tout et n’importe quoi pour toi, c’est que t’es aveugle. Merde à la fin. Je t’aime moi. Vraiment. Même si t’étais un putain de tueur à gages, un bâtard, violent, sanguinaire, je m’en foutrais, parce que je t’aimerais malgré ça. T’es pas capable de passer par-dessus ça. Tu veux quoi ? Que je devienne une sainte-nitouche à la con incapable de se défendre seule ?
- Keira …
         Il me regarde dans les yeux. Il a l’air triste, vraiment. Mais il peut aussi bien jouer la comédie. J’arrive plus à le croire. Je crois plus à rien. Je sens la tête me tourner, mes jambes vaciller. Il n’y a qu’avec lui que je suis aussi démunie. Et il veut me quitter. S’en aller. Il pose sa main sur ma taille et m’attire près de lui. Je me laisse faire. Il penche son visage au dessus du mien.
- Je te jure Bébé, si je pouvais le supporter, je le ferais. Je te quitterais pas. Mais j’y arrive pas. J’arrive pas à passer outre le fait que les mêmes mains qui me caressent le soir vont tuer le lendemain matin. Je peux pas. Désolé.
         Malgré la pluie, je vois une larme couler le long de sa joue. Il pose ses lèvres sur les miennes, m’embrasse et part.
         Je reste longtemps sous la pluie. Très longtemps. Si longtemps que quand je rentre, il a arrêté de pleuvoir. Le soleil a commencé à se lever.  Mais ma nuit à moi ne fait que commencer.
 
Flashback

         Je pose la tête sur mes genoux et laisse les larmes couler. Jamais. Je ne pleure absolument jamais. Et chaque fois que je repense à ça, à lui, à Kyle, je pleure. Inévitablement. Putain Keira, à quoi tu joues ? Arrête de penser à ce bâtard. Il t’a lâchée ! J’essaie en vain de me convaincre d’arrêter de penser à lui. Une fois que je suis lancée, c’est foutu. Arrête Keira, arrête. Bébé, pourquoi t’es parti ?  STOP ! Ma tête me faisait toujours un mal de chien. Bordel, j’arriverai jamais à me débarrasser de cette migraine. J’ai l’habitude de la douleur, mais là c’est trop.
         Ces imbéciles de généticiens me rendraient tarée. La tâche de Général de l’Organisation commençait à me peser. Non pas la tâche en elle-même, mais le fait que je dois supporter les caprices des Docteurs. Ils étaient incapables de se débrouiller, toujours collés à mes basques, à me demander si oui ou non ils pouvaient faire ça, si oui ou non c’était une bonne idée. Aucune initiative.
         J’en ai marre. Je serai mieux en Panthère. J’essuie mes larmes et l’appelle. Je la sens m’envahir, je deviens elle. Quelques secondes plus tard, je suis la Panthère. Mes émotions sont moins intenses, la douleur disparait enfin. La tristesse et la colère avec. Je pose ma tête noire sur mes pattes griffues, et de nouveau, les souvenirs m’envahissent, doux-amers, leur emprise sur moi diminuée par le fait d’être un animal.
 
Flashback

17 ans.
 
- KEIRA !  m’appelle mon père depuis le rez-de-chaussée.
- QUOI ?! je hurle en réponse.
- Tu descends immédiatement ! Grouille toi avant que je vienne te chercher !
         Je m’exécute de mauvaise grâce et descends le rejoindre dans le salon. Il a deux revolvers à la main. Putain quel emmerdeur, il va encore me prendre la tête avec ses saloperies !
- Tu veux quoi ? Kyle m’attend, on doit aller …
- J’en ai rien à battre de ton copain, tu te ramènes. Tu dois t’entraîner.
- Putain j’ai autre chose à faire !
- Arrête de gueuler, tu viens et tu me prends pas la tête, ok ?  Il dit cela en pointant un de ses Glock sur moi.
         Il est complètement dingue. Taré. Depuis quand on pointe une arme sur sa fille ? Sale chien, tu peux aller crever ! Il s’approche de moi et regarde ma tenue. Tee-shirt, jean, ballerines. Tout à fait normal quand on a rendez-vous avec son copain pour aller au ciné.
- Que-ce que tu fous habillée comme ça ? Tu vas te changer, tu seras bonne à rien comme ça.
- Et alors ? Je m’en fous. J’en ai rien à … je lui crache mes paroles au visage.
- Ah ouais tu veux te la jouer panthère ma fille ? Faudrait déjà que t’arrêtes de hurler pendant que tu te transformes, t’es pas discrète. Va te changer.
         Je ne réponds pas, blessée. Je n’ai toujours pas été capable de me transformer sans crier. La douleur est trop forte. Et ça me vexe. La tête basse, j’obéis et vais échanger mes vêtements pour un ensemble en cuir souple noir : gants, pantalon, bottes, veste. Avant de redescendre, je prends mon portable, sachant que le tyran qui me sert de père m’empêcherait ensuite de m’en servir :
- Allô ? répond Kyle
- Chéri ?
- Oui Bébé. T’es où ? Je t’attends depuis dix minutes.
- Kyle, je … Désolée je peux pas.
- Tu te fous de moi ?! Attends, laisse-moi t’expliquer. On a prévu ça depuis deux semaines, tu peux pas annuler !
- Je suis désolée, je peux pas. C’est mon … Les derniers mots restent bloqués dans ma gorge. Il ne sait pas qui est mon père. Je veux pas qu’il le sache. Il voudrait s’interposer et ça finirait mal.
- Ton père hein ? reprend il moins agressivement.
- Ouais … J’ai pas le choix. On remet ça à bientôt, promis !
         Il ne répond pas tout de suite. Il doit sentir ma peur. Non chéri, essaie pas de deviner. S’il te plait.
- Keira ?
- Oui ?
- Tu sais que quoi qu’il arrive, tu peux compter sur moi ?
- Je sais.
- Et s’il se passait quelque chose qui te plaise pas, que ce soit avec ton père ou n’importe qui d’autre, tu pourrais me le dire ?
- Je sais.
- Mais tu veux pas me le dire.
- C’est pas que je veux pas. Je peux pas. Je veux pas te mettre en danger.
- Keira …
- Kyle.
- T’es chiante ! dit-il, amusé.
- Je sais mon cœur, mais tu m’aimes quand même ?
- Oui. Et c’est pour ça que je veux que tu me dises ce qui se passe.
- KEIRA !  hurle à nouveau mon père.
- Kyle, excuse-moi, je dois y aller. Vraiment.
- Je t’aime. Tu m’appelles si y’a un problème hein ?
- Promis …
         Je raccroche avant qu’il ne pose plus de questions.
 
Trois heures plus tard

         Mon père m’aide à me relever. Non pas par altruisme, mais pour vérifier que je suis encore en vie. J’ai mal au dos, aux bras, aux jambes, partout. J’ai l’impression d’être passée sous trois rouleaux compresseurs à la fois. C’est presque ça d’ailleurs : je viens de passer trois heures à m’entraîner. Un entrainement quelque peu spécial, contrairement à ce qu’on pourrait penser d’une fille de 17 ans, je m’entraine à être tueuse à gages. Certes, je suis un peu forcée par mon père, mais j’aime ça. Pas le fait de tuer. Je ne l’ai jamais fait d’ailleurs. Ce que j’aime, c’est le reste : chercher comment faire pour ne pas être repérée, se déplacer en silence, comme une panthère, observer, sentir les muscles se bander. Chasser.
         C’est peut-être triste à dire, mais j’aime sentir le poids d’un Glock dans ma main ou contre ma hanche, viser, savoir où tirer pour blesser seulement, effacer les traces. Suivre quelqu’un, ma proie, la filer silencieusement, m’approcher de plus en plus près, jusqu’à ce qu’elle sente mon souffle dans son cou, sentir sa peur, presque palpable, faire glisser le couteau sur son cou en ne laissant qu’une trace rouge qui disparaitra dans l’heure.
         Et les autres fois, quand je suis la Panthère, après une lente et douloureuse transformation, j’aime sentir le vent qui court sur mon pelage quand mes pattes me propulsent vers l’avant. Mes griffes qui claquent sur le gravier. Le chair, trop molle, qui s’enfonce sous la pression de mes crocs. Et la peur dans les yeux de celui que j’attaque.
         Mon père m’a appris à aimer répandre la peur. Et je hais ça.
 
Deux heures plus tard

         Je suis rentrée, je me suis douchée, je me suis changée. Et là, je suis assise sur mon lit, mon portable dans les mains, hésitant à appeler Kyle. Je ne sais pas quoi lui dire. « Mon cœur, je suis désolée, mais je me transforme en panthère et je m’entraine régulièrement pour être tueuse à gages ! » Nan. Tant pis, il faut que je l’appelle quand même. Je l’aime … Je compose son numéro en espérant qu’il va répondre.
- Allô ? répond il après un temps incroyablement long.
- Oh chéri j’ai cru que t’allais jamais répondre !
- Franchement, j’ai hésité. Tu me lâches comme ça alors que ça fait super longtemps qu’on est pas sortis juste tous les deux, ça me gave.
- Kyle je suis désolée, je te jure c’est pas ma faute.
- C’est jamais ta faute … soupire-t’il.
- Kyle …
- Quoi ? C’est vrai ! Merde à la fin ! Tu vois quelqu’un d’autre c’est ça ?! J’en ai marre que t’annules à chaque fois, tu me donnes jamais de raison valable ! Tu vas me dire quoi là, que y’a un alien qui t’as appelé, t’es allée le rejoindre sur la Lune ?
- Tu me croirais pas si je te le disais Bébé. Et ça te mettrait en danger. Je veux pas … Ma voix se casse, j’arrive plus à parler. J’aimerais tellement lui dire, tout ! Mais il serait aussitôt en danger de mort. Il doit sentir que je suis sincère car il reprend plus doucement :
- Chérie, pleure pas hein. Je te crois, mais ça me prend la tête qu’on se voie pas plus souvent sans que je sache pourquoi.
- …
- Chérie ?
- Oui ?
- Y’a une séance au ciné dans une heure. Je passe te chercher et tu m’expliques tout ça ?
- T’es sûr de vouloir savoir ? Tu vas me quitter après ça. Tu me verras plus jamais de la même manière.
- J’aime pas rester dans l’ignorance. Et de toute façon, je t’aime.
- A dans une heure alors, je t’aime !
 
Flashback

         Même la Panthère n’arrive pas à dépasser ces souvenirs là. KylePutain. Je reprends forme humaine et m’appuie contre le mur. Quand il était parti, j’avais tout laissé tomber. J’avais stoppé net tous mes efforts pour arrêter d’aimer la peur, les armes, la violence. J’essayais pour lui, et il m’avait quitté. Mes larmes coulent, trop vite, trop fort. Le passé se mêle au présent. Où suis-je ? Il est parti … Il m’a laissé. Je ne l’ai plus jamais revu. Et toujours, son image me hante. Ses yeux, si bleus, si beaux. Son visage. Sa main dans la mienne. Il me manque. Et je sais qu’il ne reviendra pas. Il ne peut pas revenir. Oh, si, il pourrait, mais il ne le fera pas. Je le dégoûte. Ce que j’étais le dégoûtait. Ce que je suis devenue le dégoûterait encore plus. Bébé, si t’étais resté, j’aurais tout fait. Tout …
         Mais il était parti. Et une semaine après son départ, je tuais mon père. Ce bâtard qui m’avait forcée à devenir une salope sans cœur. Qui m’avait fait perdre l’amour de ma vie. Il était encore plus insensible que moi.
         Ses foutues expériences, il les avait faites sur moi. C’est lui qui avait créé l’Organisation. Lui qui avait découvert comment insérer des gènes animaux dans ceux des humains. Et j’avais été son cobaye. Pendant cinq longues années, j’avais morflé. A force de tests et d’expériences plus douloureux les uns que les autres, il avait réussi. La transformation s’opérait enfin correctement. Il m’avait sacrifiée, moi, sa fille, pour atteindre son but. Il n’avait eu absolument aucun scrupule à ça. La seule chose qui comptait, c’était sa réussite. Il était indifférent à mes souffrances. Salaud …
          Il n’avait pas pensé que sa petite fille si disciplinée et facile à dominer se rebellerait. Mais je l’avais fait. Je l’avais buté, je l’avais laissé crever comme un chien et j’avais pris sa place à la tête de l’Organisation. Je m’étais faite respectée, j’avais acquis la réputation d’une tueuse implacable et déterminée.
          
         Le départ de Kyle m’a rendue folle. Complètement tarée. Presque inhumaine.
         Malgré tout cela, quand je suis seule, le fantôme de Kyle ressurgit. Je sais qu’il est vivant. Je ne sais pas où il est, mais je le sais qu’il est vivant. Et qu’il vit avec le secret que je lui ai confié. Celui qui a causé son départ. Et chaque jour, ça me coûte un peu plus de penser qu’il est parti pour toujours, que je ne le reverrai pas. Jamais.
 
All I need is you
Come please, I’m callin’
And oh, I scream for you
Hurry, I’m fallin’ !
 
Show me what it’s like to be the last one standing
And teach me wrong from right
And I’ll show you want I can be
Say it for me, say it for me
And I’ll leave this life behind me
Say it if it’s worth savin’ me.
 
 
         Je l’entends encore tourner en boucle dans ma tête, cette foutue chanson.
 
Flashback

21 ans.

- Chéri ?
- Princesse ? répond Kyle en s’approchant de moi.
- Tu te tais et t’écoutes ça, d’accord ?
         Il acquiesce et m’enlace la taille. Je lui mets mon casque sur les oreilles, pose ma tête sur son torse et lance la chanson. La chanson finie, je relève la tête pour le regarder dans les yeux. Il pleure. Moi aussi.
- Dis moi si ça vaut le coup de me sauver ou pas Bébé. Dis moi. And I’ll leave this live behind me …
- J’ai qu’à t’apprendre à distinguer le bien du mal, c’est ça ?
- Apprends moi. Je sais que j’ai perdu tous mes repères, mais y’a que toi qui peux me les rendre. Juste toi.
- J’en sais rien Keira. Je t’aime, ça j’en suis sûr. Mais j’ai peur de pas être assez fort.
 
Flashback

         Il l’avait pas été. Il avait préféré partir plutôt que de devoir supporter le fait que je sois tueuse à gages. Et ça m’avait brisée. Je m’étais construite cette carapace de froideur et de violence. Mais au fond, je suis détruite. J’attends qu’il vienne me sauver …
 
         On frappe à la porte de ma suite, me tirant de mes pensées. Je me lève, essuie mes larmes et vais ouvrir la porte. C’est un Docteur. Tout juste promu à ce rang.
 
- Que-ce qui se passe ? je demande de mon ton le plus froid.
- On a un problème avec un Etudiant. Il s’est transformé pour la première fois, et la douleur l’a rendu dingue. Il est incontrôlable.
- Et avec toute votre belle technologie, vous pouvez pas vous démerdez ?
- C’est que … heu … il balbutie. On fait ce qu’on peut, mais il se shootait avant, les médocs ont pas d’effet, le Commandant est pas là. Y’a que vous … Fin, y’a que vous qui puissiez le calmer là.
         Je soupire, agacée. Quelle bande de bouffons. Ça joue les durs mais au final, ils s’en remettent à moi.
- C’est bon, je m’en occupe.
         Il me remercie, soulagée. Tafiole, t’es même pas capable de contrôler ce que tu crées.
         Imbéciles de généticiens.

A propos du joueur


Puf/Pseudo: Doby 
Prénom: Bah, je viens de le dire, Doby 
Âge: 15 ans
D'où as-tu connu le forum ? Comment dire ...
Commentaire: C'est beau, c'est magnifique, fantastique ! Tout comme moi :D
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avatarLoue R. Poppy [ABS]
Féminin
Age : 21
Messages : 145
Date d'inscription : 23/01/2013
MessageSujet: Re: Here comes the psychopath ! Keira A. Kroeger   Sam 29 Juin - 20:22

Bon, j'te souhaite pas la bienvenue patate, hein ? x)
Pis j'ai déjà lu x) alors je lock :p
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Here comes the psychopath ! Keira A. Kroeger

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